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Le Taekwondo

Origines du Taekwondo

- Avant notre ère chrétienne, la Corée était séparée en trois royaumes rivaux : Koguryo, Silla et Baekche. Afin de soumettre les deux autres par la force, chaque royaume créa son corps d’armée et élabora ses propres techniques de combat à main nue et à armes blanches.

- Dans le royaume Silla, le Hwarang do ("la voie de la jeunesse fleurie") fut créé. Les membres de ce corps d’élite, issus de familles nobles étaient appelés à devenir la classe dirigeante du pays. Pour ce faire, ils devaient répondre à un code d’honneur et parfaire leur corps et leur mental en s’initiant à différentes disciplines : la calligraphie, l’équitation, les belles lettres et ...les arts martiaux ! Le Hwarang Do était un mode de vie et cette ligne de conduite marqua profondément toute la tradition martiale coréenne. A cette époque se développèrent le Soo-Bak et le Taegkyeon qui furent les premières formes véritablement achevées de méthodes guerrières.

- Au 7ème siècle, le royaume Silla prit l’ascendant sur ses rivaux et forma le premier royaume unifié de Corée. Durant cette période de paix, la pratique des arts martiaux diminua. Pour réagir à cela, il fut établi un service militaire particulièrement difficile basé sur une culture historique, littéraire et...la maitrise des arts martiaux. Ceux qui réussissaient les tests étaient promus à de hautes fonctions de commandement.

- La dynastie Koryo : Les arts guerriers tombèrent en désuétude et furent limités à des démonstrations lors de manifestations officielles. Au cours d’une représentation à la cour du roi Jung Jo, l’engouement de ce dernier fut tel, qu’il commanda à un certain Lee Duk Moo de compiler toutes les pratiques martiales existantes. Ce livre appelé Moo’yedobothongji est un ouvrage capital dans l’histoire des arts martiaux coréens. Ce n’était pas un simple catalogue de toutes les techniques de combat mises en pratique sur les champs de bataille ; il présentait aussi tous les principes fondamentaux : frappes sur les points vitaux, travail de l’énergie interne (ki) et les qualités humaines nécessaires à la pratique vertueuse et intelligente des arts martiaux...

- La dynastie Yi : Les principes du Confucianisme (qui pronaient la loyauté au roi et à la nation, la supériorité du domaine civil sur le militaire, le respect de la famille) contribuèrent à controler le pouvoir des soldats et à modifier la pratique des arts martiaux coréens. A cette époque on préféra la plume et le pinceau, à l’épée. Il fallait accepter ce nouvel ordre ou alors être banni ! L’art martial coréen devint par conséquent clandestin et seuls les moines et les nobles diffusèrent ses techniques, devenues confidentielles. Grâce à l’enseignement des moines, tout comme d’autres arts martiaux coréens, le Taegkyeon réputé pour ses techniques de coups de pied traversa 5 siècles dans la clandestinité.

- En 1592, le Japon entra en guerre contre la Corée. La pratique intensive des arts martiaux fut à nouveau indispensable. 7 ans d’affrontement mobilisèrent volontaires, moines guerriers et membres de l’armée royale. En 1593, grâce à l’assistance des moines boudhistes coréens et de l’Empereur de Chine les japonais furent refoulés.

- 1910 : Nouvelle invasion de la Corée par le Japon, elle dure 36 ans. Cette occupation est très rude : arrestations répétées, tueries et autres exactions, brimades et répression de la culture coréenne. Les Japonais déclarent les arts martiaux coréens illégaux, mais de nombreux adeptes continuent de les pratiquer et de les enseigner en secret.

- LES FONDEMENTS DU TAEKWONDO : TAE signifie Pied, KWON signifie Poing et DO signifie la Méthode, la Voie.

      • CHOI HONG HI

Il naît en 1918 dans le district de Myung Chun, l’actuelle Corée du Nord. Dans sa jeunesse il reçoit l’enseignement du maître Han Il Dong professeur de Calligraphie. Han Il Dong est également maître de Taegkyeon et constate la faiblesse physique du jeune Choi ; il entreprend alors de le former à cet art martial ancestral. En 1937, Choi Hong Hi va parfaire son éducation au Japon. À Kyoto, il étudie le Karaté avec Maître Funakoshi. Durant la seconde guerre mondiale, il commence à pratiquer son art (mélange de Taegkyeon et de Karaté japonais) et l’enseigne sous le nom de Tang Soo Do (prononciation coréenne des idéogrammes « Karaté »). Au fil du temps, Choi Hong Hi devenu Général, continue à enseigner un Tang Soo Do de plus en plus différent du Karaté, duquel il ne reste finalement que le nom. En 1955, Choi Hong Hi, propose le nom de Taekwondo, à plusieurs maîtres, réunis afin d’unifier les diverses écoles existantes (Kwans). La Korea Taekwondo Association est créée en 1959 pour faciliter cette unification. Le rôle des militaires coréens dans cette unification est à mettre en relation avec l’enseignement du Taekwondo dans l’armée.

Le général Choi crée l’ITF (International Taekwondo Fédération) en 1966. Il tient à enseigner le Taekwondo en Corée du Nord, ce qui lui est refusé. Il s’exhile alors en 1971 et le siège de l’ITF est déplacé à Toronto/Canada.

      • UN YONG KIM

Ancien secrétaire du Premier Ministre, diplomate et ancien responsable des forces de protection présidentielles, il est élu président de l’Association coréenne de Taekwondo en 1971. Il participe à l’édification du Kukkiwon, centre mondial du Taekwondo. Il devient président de la WTF (World Fédération Taekwondo) en 1973, lors de sa fondation. Reconnue par le gouvernement sud-coréen, la WTF s’installe à Séoul. Elle remplace désormais l’ITF.

- Le mouvement olympique reconnait la WTF en 1980.

- Les premiers Championnats du monde sont organisés en 1973.

- En 1988 et 1992, le Taekwondo est en démonstration aux Jeux Olympiques. Un Yong Kim est vide-président du Comité d’organisation des jeux Olympiques de Séoul en 1988.

- En 1994, il est déclaré sport olympique et devient une épreuve officielle dès 2000 aux Jeux de Sydney.

AUJOURD’HUI le Taekwondo est obligatoire à l’école et dans l’armée coréenne. Des arts guerriers dont il a été inspiré au sport olympique qu’il est devenu, le Taekwondo a connu une belle évolution. Il dépasse l’idée d’un art martial statique fondé sur le sacrifice. C’est au contraire une force d’épanouissement de l’individu, capable d’assimiler la tradition avec des idées modernes comme l’esprit olympique.

LE TAEKWONDO FRANCAIS

  • 1968 : Première apparition du Taekwondo en France, lors d’une démonstration effectuée par les coréens.
  • 1969 : Introduction en France du Taekwondo par Maitre Lee Kwan Young. Le Taekwondo Français est d’abord affilié la Fédération Française de Judo et Disciplines Associées (F.F.J.D.A) puis à la Fédération Française de Karaté et Arts Martiaux Affinitaires (F.F.K.A.M.A).
  • 1979 : Organisation du premier Championnat de France.
  • Depuis 1994 le Taekwondo a sa propre fédération délégataire et autonome : la Fédération Française de Taekwondo et Disciplines Associées (F.F.T.D.A).

PALMARES DE CHAMPIONS FRANCAIS

      • MICHAEL MELLOUL : Premier Français Champion du Monde en 1993, 3ème en Championnat du Monde, 2 titres de Champion d’Europe.
      • PASCAL GENTIL : 3ème des JO de 2000 et 2004, 3 fois vainqueur de la Coupe du Monde en 2000, 2001 et 2002, Vice Champion du monde en 1995, 3 titres de Champion d’Europe.
      • MYRIAM BAVEREL : Vice Championne Olympique 2004, Vice Championne du Monde 2003, 3ème de la Coupe du Monde 2000.
      • MAMEDY DOUCARA : Champion du Monde 2001, 2 fois Vice champion d’Europe.
      • GWLADYS EPANGUE : Championne du Monde 2009 et 2011, 3ème aux Jeux Olympiques 2008, Vice championne du Monde 2005 et 2007, 3 titres de Championne d’Europe.
      • ANNE-CAROLINE GRAFFE  : Championne du monde 2011,Vice championne Olympique 2012, premier titre Européen en 2012.
      • MARLENE HARNOIS : 3ème aux Championnat du monde 2011, Médaillée de bronze aux Jeux Olympiques 2012, 2 titres Européens.
      • HABY NIARE : Championne du monde 2013, Championne d’Europe 2010.
      • LAURA SCHIEL, BOPHA KONG, NIVOLAS SAEZ MANZAMARES deviennent Champions du Monde Para-Taekwondo lors de la première édition des Championnats du Monde Para-Taekwondo en 2009.
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